Exposition de peinture

30 avr. 2020

Exposition de peinture de Annie TANNOUS artiste peintre (huile-pastel) à l’Office de Tourisme.

La Préhistoire et la Protohistoire

Les humains n’eurent recours à des couleurs pour donner aux choses et aux êtres qu’il dessinait une apparence naturelle que longtemps après que l’art de reproduire les objets par le trait et la sculpture avait çà et là, et pendant une certaine durée, atteint quelque perfection. Parmi les peinturesgravures et sculptures du Paléolithique, des grottes ornées du Midi de la France et du Nord de l’Espagne, il y a de véritables oeuvres d’art, dégageant une impression intense de gravité et de solennité. Les peintures de la grotte Chauvet (Vallon-Pont-d’Arc, Ardèche) datent de 32000 ans, celles de la grotte Cosquer (Bouches-du-Rhône) de 20 000 ans, celles d’Altamira (Santander) de 18 500 ans, celles de Lascaux (Dordogne), de près de 15 000 ans. Une poignée de styles traversent cet art, parfois abstrait (bâtonnets, points colorés, quadrillages), souvent figuratif (Bovidés, Félidés, Cervidés, Chevaux, Mammouths, silhouettes de mains). On trouve également de beaux exemples de peintures pariétales ailleurs dans le monde : à Ubirr, au Nord de l’Australie, cetraines pourraient remonter à plus de 30 000 ans, au Brésil et dans le Cône Sud, certaines peintures sont datées d’au moins 10 000 à 15000 ans.

Les artistes du Paléolithique ne disposaient que de poudre de charbon, de craie, de peroxyde de fer pulvérisé, d’ocre. Ils avaient des mortiers pour les pulvériser. Après eux, les populations néolithiques (Levant espagnol, Proche-Orient, Afrique du Nord, Sahara, Afrique australe, etc.) se livrent à un art pariétal d’apparence beaucoup plus libre. Les représentations humaines, presque complètement absentes de la peinturepaléolithique, font leur apparition, et interviennent, par exemple, dans des scènes de chasse débordantes de vie. On peint aussi le corps des morts et le os des morts décharnés. La première application étendue de matières colorantes, a eu ensuite pour objet l’ornementation des poteries, dont la Chine par exemple, donne dès cette époque de beaux exemples. Dans les sépultures néolithiques de l’Egypte, il y a déjà des vases couverts de peintures représentant des motifs ornementaux, spirales, lignes, palmes, des animaux etc. Par une coutume qui fut très générale et est encore répandue, on peignit surtout en rouge, même en Grèce, les statuettes et autres oeuvres d’art primitives.  Les anciens Egyptiens surent colorier de la nuance la plus approchante de la réalité les objets, humains et animaux, qu’ils représentaient par le dessin au trait.

Grotte de Marsoulas : Bison préhistorique.
Copie d’un Bison fait au pointillé, grotte de Marsoulas (Haute-Garonne).
L’AntiquitéL’Egypte.
Chez les Egyptiens, la peinture est d’abord employée au revêtement polychrome des objets, ou, sous forme d’ornements, d’emblèmes ou d’hiéroglyphes, à décorer les surfaces murales. Une architecture aussi polychrome que la leur ne pouvait s’accommoder d’une sculpture blanche : bas-reliefs et statues étaient, le plus souvent, revêtus de couleurs voyantes; leurs étoffes, leurs meubles étaient multicolores; leurs momies recevaient des ornements en toile stuquée et peinte;

Rue du Coustel
34420 ROUJAN